Ateliers d’art-thérapie

De quoi s’agit-il ?

Cette expérience dure environ de 1h30 à 2h. L’art-thérapeute encourage les participants à se lancer dans un projet artistique en les guidant afin qu’ils osent expérimenter, jouer et développer leur créativité pour s’épanouir et se reconstruire en étant conscients de leurs capacités et de leurs ressources, et ce, sans jugement ni analyse de leurs réalisations. Le musée proposera 140 ateliers d’art-thérapie par an pour accueillir jusqu’à 1400 patients issus des services du CHU de Lille ouverts à la prescription muséale.

En quoi est-ce innovant ? / Comment cela peut-il aider les professionnels du secteur culturel ?

L’aspect unique de cette initiative est la combinaison des concepts de « musée » et de « prescription », terme typiquement associé au traitement médical. Cette initiative prouve qu’il existe un lien entre l’art et la santé, mais aussi que le premier peut avoir une influence bénéfique sur le second. Cela peut légitimer les actions culturelles. Selon les créateurs de cette initiative, des questionnaires d’évaluation seront conçus pour les participants, d’une part pour obtenir leur feedback, et d’autre part pour pouvoir reproduire cette initiative dans d’autres établissements culturels.

Projet / Institution

CHU Lille & le Palais des Beaux-Arts de Lille Ateliers d'art-thérapie

Pays / région

Lille, France

Type d’institution

Collaboration entre un centre hospitalier universitaire (CHU) et un musée municipal d'art et d'antiquités

Exposition / projet permanent ou temporaire

Temporaire

Date

06/10/2023 - 28/06/2024

Physique / numérique

Physique

Public cible

Tous les patients + un groupe dédié aux femmes traitées dans le service de procréation médicalement assistée (PMA) du CHU

Dispositif / caractéristiques inclusives

Collaborations / partenariat

Palais des Beaux-Arts de Lille

Financement

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la convention « Culture et Santé », votée à l’unanimité par le Conseil municipal de Lille. L’initiative est donc financée par la ville de Lille, qui souhaite en faire plus dans le secteur de la santé et de la culture.

Reproductibilité / adaptabilité

Le potentiel de reproductibilité de cette initiative est important, étant donné que la caractéristique principale n’est pas le lieu lui-même, mais plutôt les ateliers qui peuvent être facilement reproduits dans d’autres lieux partout dans le monde.

Résultats / impact

L’initiative vise à soutenir plusieurs groupes, notamment les femmes bénéficiant d’une procréation médicalement assistée (PMA), en leur offrant une expérience de groupe qui les aide à se sentir moins seules. Bien que les participantes discutent d’abord de leurs expériences en matière de procréation assistée, l’accent thérapeutique principal est mis sur l’art, qui les aide à oublier les raisons de leur présence et à alléger leur fardeau émotionnel. Cet « effet de groupe » procure un sentiment de réassurance, de sécurité et de confort, souvent décrit comme un sentiment de « cocooning ». La PMA est souvent un voyage long, difficile sur le plan émotionnel, qui peut s’accompagner d’épreuves psychologiques et physiques. L’objectif est d’améliorer le bien-être de ces femmes, de réduire leur anxiété, d’arrêter les schémas de pensée négative et d’éviter l’autodépréciation.

Témoignages

Je « ne pense pas que cela ait déjà été fait dans le contexte des PMA, pas même aux États-Unis. Nous verrons ensuite si nous pouvons construire un projet à plus long terme. Ce sont les patients qui nous guideront. » Christine Decanter, employée au musée

« Nous sommes convaincus que l’art peut avoir un effet bénéfique sur la prise en charge des patients. C’est quelque chose dont nous sommes convaincus, mais ce n’est pas seulement une question de lieu. Le lieu peut être très, très bénéfique, mais les œuvres d’art peuvent aussi être extraordinaires, elles peuvent faire beaucoup de bien, mais tout le monde n’y a pas accès, (…) et peut-être que tout le monde n’y est pas sensible non plus, et nous pensons aussi que si nous sommes accompagnés, nous avons toutes les chances de réussir ». Juliette Barthélemy, responsable de la médiation et de l’implication des publics au Palais des Beaux-Arts de Lille

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